Les illuminations

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C'est comme être amoureuse. Je suis amoureuse de mes rêves, de ma musique, de tous ces gens qui sont là même si on y croit jamais vraiment. Ils sont touchants. Ils sont beaux. Ils brillent. Ils transpirent l'amour, la haine, la mélancolie, la colère. Ils suent de sentiments. Ils sentent la vie, courent après leurs espoirs, leurs rêves fous. Je suis belle dans mon habit de fleurs, à chialer, chanter, me bourrer la gueule et agir pas comme il faudrait. On est beaux dans nos erreurs, beaux dans notre solitude. On est des tableaux. Des putains de tableaux enflammés trop durres à décripter. Ils sont beaux ces tableaux noirs... Elles sont belles ces sculptures terrestres, dans la pierre froide, la terre sèche. Ils sont fous les sentiments, folles les flammes. Je voudrais pleurer de beauté, m'effondrer par terre, m'écrouler sur mes envies. Je voudrais boire l'eau des orages. Boire les eaux de ton fleuve. Le tien ici tout près, qui coule si fluide et si fragile. L'eau est profonde, je m'y perds, m'y nois. Et j'aime ça.

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Les illuminations

# Posté le mardi 15 juillet 2008 09:36

Modifié le vendredi 01 août 2008 10:15

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Adossé à tes peines, tu trahis mes envies par ton regard absent qui t'emporte dans des mondes dont je ne connais le nom. Usure future de tes sombres silences, j'apprendrai dans les larmes à taire tes mensonges où j'y déposerai mes armes. Alors, mes idées démentelées faibliront à ta vue, et ma vie s'épuisera dans un dernier naufrage.


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# Posté le vendredi 28 mars 2008 12:00

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 16:42

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Je ne pense qu'à me moucher. Mes mains jointes se cachent entre mes jambes comme si j'avais 12 ans et je tente de l'écouter me raconter sa vie. De temps en temps elle me dit "renifle fort" et moi je lutte pour ne pas me remettre à pleurer.

Il me raconte sa vie, son regard joue au séducteur et il me dégoûte.

Le café est sympa, elle me parle de projet d'avenir, ensemble, tandis que moi je compte les minutes. Elle ne me ressemble pas. Le comble c'est qu'elle ne sait même pas qui je suis et ça lui est bien égal.

Ses yeux pleurent de fatigue à côté de moi, lui la regarde et je les envie.

Je reste assise dans le salon. Je la sens pleurer dans la cuisine et je me sens incapable de rien faire. Dire quoi? Pourquoi? attendre? En attendant j'attends qu'il me réponde mais il ne le fera pas.




Il parle menu minois menteur à la lueur de la luciole perchée au bout de sa gitane. Le verre sans glaçon l'a mainte fois fait comprendre le danger de la bière qui parlote comme lui de ses aspirations. Aimais-je ses mots si fades qui n'parlaient que de lui et qu'il me jetait aux yeux d'un regard outrancier?

J'imagine déjà ces exhalaisons funèbres dans un halo de moisissure, la verdure de la pelouse pour seule couverture... Il pleut et l'eau ruisselle encore sur son visage charnu charnel comme au tout premier jour.

Le bar va fermer et il n'a pas tout bu... ces mots banals et froids que je lui renvoyais.




" N'empêche n'empêche que des larmes me coulent des coins de chaque oeil quand la solitude vient faire ses griffes sur ma grande gueule. Seul à seul avec moi j'ai un stylo au bout des doigts, j'écris et je voudrais que ça s'arrête jamais. "


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# Posté le samedi 23 février 2008 14:57

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 16:42