c'est un peu ça

c'est un peu ça
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Je n'attends rien de personne. En revanche, de la Vie, j'en attends beaucoup. Madame la Vie, ma belle Dame, on marche souvent ensemble. On a discuté l'autre jour et depuis je pense souvent à vous, je vous vois dans tous les regards, je vous cherche à travers mes paroles. Je vous vois comme partout. Parfois, pourtant, vous disparaissez, vous me quittez violemment, vous oubliez de me montrer la route, vous me dites "marche seule un peu, ça fait du bien à l'âme d'avoir mal", et même ça je le comprends. Je vous aime ma Douce, ma douceur de vivre, mon existence. Mes jours vous sont dédiés encore et toujours plus, je me donne à vous. Acceptez-moi, sinon quoi? Sinon je déambule, démantibulée, mentalement médiocre, détachée à vous. Je vous aime ma Foi.

Je pleure aussi.

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# Posté le samedi 28 mars 2009 15:04
Modifié le lundi 04 mai 2009 05:15

ALLO?

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Parfois, mon coeur déborde de mes yeux et dégueule ses secrets .

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ALLO?
# Posté le jeudi 19 février 2009 06:00
Modifié le dimanche 22 mars 2009 17:32

Et bah punaise, je viens de relire vos commentaires, dans chaque articles, et qu'est ce que ça me manque tout ça, vous me manquez mes petits choux :) Mais vos visites vous trahissent, je sais bien que vous êtes encore là, un peu moins mais un p'tit peu tululu!

Et bah punaise, je viens de relire vos commentaires, dans chaque articles, et qu'est ce que ça me manque tout ça, vous me manquez mes petits choux :) Mais vos visites vous trahissent, je sais bien que vous êtes encore là, un peu moins mais un p'tit peu tululu!
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Finalement j'emménage lundi, tout s'enchaîne, aleluia.

Pff c'te noël à la con. Dure durre (j'ai jamais vraiment sû s'il y avait deux "R"... un seul c'est pour la durée nan? Grande question existencielle, doublement dur(r)e). Désespérant même. Pourtant ça promettait. Ca s'est terminé en mouchoirs mouillés et papiers souvenirs. La mirde.
Il paraîtrait qu'un jour de juillet 1994 j'ai dit (le défunt monsieur l'a écrit sur un papier que j'ai découvert hier soir) "Comment elle fait pour manger? Quand on est au ciel, est-ce qu'on peut encore mourir?" et puis juste après, dansant et chantant dans les tournesols "C'est beau la vie" Putain même à 4 ans j'kiffais la life, si ça ça promet pas. Mais, grande question encore jamais élucidée, comment fait-elle pour manger? A mon avis quelqu'un jette des bouts de pains du haut des montagnes, très haut vers le ciel. Et des papillotes pour les occasions. Joyeux Noël très chère...

J'ai tellement hâte de voir sa tête de con, et d'en chier avec mes sousous. J'ai aussi hâte que vous squattiez ma piaule comme prévu, chacun son tour un peu chaque jour. Bandant ;)

Fiou le taff, ça drague de tous les côtés, ça en devient presque opressant. Tout le monde qui se court après... Avec nos tabliers et nos lavettes, vraiment sex... Chacun s'envoit des glaçons à la tronche et vise les cols ouverts, perturbants. Faut faire gaff avec cette équipe, tu peux sérieusement devenir tebé, gogole, attardé, tout ce que tu veux! N'empêche que j'ai appris à emballer des tartelettes au citron et ça j'en suis particulièrement fière. J'ai même mis des gommettes (et là t'as un ou deux "M"?) bleues sous les couvercles. Vraiment un boulot enrichissant. ... Fiou c'est ça de rentrer du taff un 25 décembre, avec du champagne à volonté au réfectoire et des ferrerros rochers qui se balladent dans les cuisines, entre le vinaigre balsamique et la (nouvelle) sauce quatre fromages...!

Je m'en vais dormir. En bas. Car le père noël squatte mon lit à l'instant où je vous écris, et je mens pas. On est copains tous les deux...! "Ouah, sans rire" comme il dirait... :)

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# Posté le lundi 22 décembre 2008 17:58
Modifié le vendredi 26 décembre 2008 06:05

La vie est hashment jolie ...

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Les souvenirs en fait c'est toute ma vie, et je cherche sans cesse à en créer des nouveaux. C'est seulement par la suite que je finis par savoir si j'ai réssit à en faire quelque chose ou si ces moments s'envolent sans même laisser une seule trace. Parfois on est surpris, on s'imaginait pas que certains resteraient gravés en nous comme ça, tandis que d'autre qui nous semblait si beau disparaissent on ne sait où.

Cette année 2008 c'est trop de souvenirs, trop de changements aussi. Des drames mais surtout des bonds gigantesques qui m'ont transformés et transforment tout ce qui m'entoure. Quand je regarde où j'en suis j'me dis que c'est pas possible d'en être déjà là alors qu'il y a encore un an je n'étais qu'une petite crotte. :)

Janvier. Je me souviens de ces deux week ends qui se sont enchaînés si brusquement. J'aurai pû croire que le premier me toucherait le plus, encore maintenant, et finalement c'est du second dont je me souviens. C'est triste de dire que j'en suis presque nostalgique. On avait dormi dans un gîte pas loin, un gîte qui lui faisait peur. Et moi je pouvais lui raconter tout ce que je ne disais pas. Je me souviens de tout le monde. De sa venue, de ma tenue, des odeurs, des impressions, de la lumière même, et du temps qu'il faisait. Je me souviens de cette demystification de ma part quand ils ont refermés le cercueil dans la chambre où Papa avait l'habitude de dormir quand on venait en été. Je me souviens de cet enterrement à la con, où tout le monde nous voyais comme les filles de la madame morte plutôt que comme les petites-filles du défunt. Ecoeurant. Et puis tout, et puis rien. Et puis des silences qui me faisaient mal un peu, parce qu'il aimait les plantes et que son appart était chouette quand même (des souvenirs qui m'ont fait aimer la pluie en cours d'athlé), sauf que je suis vite passée à quelqu'un d'autre alors...

Avril. Je me souviens de l'attente interminable. A attendre ce putain de jour qui finalement n'a rien eu d'extraordinaire (alors que je le voyais comme le jour dont je me souviendrais sûrement longtemps). Les missions rigolotes, les calculs au millimètre près. Et puis ce jour de grève où les lycéens faisaient genre ils manifestaient pour une idée que finalement ils ne comprenaient même pas, mais juste parce que ça faisait vachement mai 68 et que gueuler "on n'est pas d'accord" dans le métro en buvant les premières Red Bull parisiennes c'est franchement carrément classe nan? Et ben ce jour, devant le lycée où je savais plus trop où me mettre, qui saluer et qui éviter, elle m'a dit un truc, un truc qui a changé beaucoup. Et puis après ça j'ai -presque- assurée sur toute la ligne. Même au moment du point final quand il a commencé à faire vachement beau dehors et que je mettais déjà mes tongs. (Si vous comprenez rien c'est normal, c'est pour éviter de trop chambouler mes petites habitudes)

Septembre. Hohoho que de choses. Je me souviens, par exemple, que P. était assis dans l'herbe avec d'autres étudiants (et qu'il était encore et toujours habillé pareil), qu'il faisait beau mais déjà un peu froid, que dans l'amphi je venais de bavarder avec une fille qui ressemblait à une prof et que lui me regardait du coin de l'oeil et que c'est ce que j'attendais. Alors je me souviens que je suis restée là à attendre que la foule s'en aille un peu, en les laissant cloper dehors, parce que je me sentais bien. Je me souviens aussi, un mois plus tard -dans un élan artistique- de toutes les expos que j'ai vues, de mon carnet de croquis qui se remplissait de jour en jour et des aprèms qu'on a passé ensemble à se découvrir. Je me souviens de toutes ces aventures au taff, des clients rigolos, dragueurs, relous, débiles, charmants. Et puis les transports, toutes ces lignes que j'ai prise, mes éternels allés-retours Bras de Fer - St Denis, Bras de Fer - Gare de l'Est. Et tiens, ces cours qu'on a manqué, à rentrer dans la salle, dire "bonjour bonjour" et se barrer rapidos parce qu'on en a un peu marre de faire leur portrait à chaque cours. Se barrer à la bibliothèque pour dessiner du Matisse et faire les Sudokus du 20 minutes, de Direct Matin, Direct Soir et Métro, et chuchoter jusqu'à la sortie.

Bon maintenant j'attends le 5 janvier car le 5 janvier va être un très grand jour. Parce que c'est la reprise des cours et qui dit reprise des cours dit TINTINTINNN (ah si vous saviez) et aussi parce que les clés de mon studio Avenue de la Porte des Poissonniers du côté de Clicli (oh populace jamais je ne te quitterais, j'aime bien mieux être à tes côtés que me retrouver dans le 16ème) me seront donnés. Et pourtant voyez-vous mes amis, ce jour je l'oublierai comme j'ai oublié ce jour d'avril. Parce que rien d'extraordinaire n'arrivera, c'est la suite qui me marquera. La vie parisienne comme j'en ai rêvé (et qui me vient en pleine gueule au moment où je m'y attends le moins, grâce à mes sousous gagnés à la sueur de mon front) à vivre dans la restriction monétaire la plus totale (hahaha) et dans une pauvreté absolue, à manger des patates à l'eau jusqu'à ce que les APL me donnent un petit coup de pouce, et puis -peut être- du temps à perdre avec monsieur tant qu'il en est encore temps. TINTINTINNN

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La vie est hashment jolie ...
# Posté le samedi 13 décembre 2008 13:27
Modifié le vendredi 19 décembre 2008 09:38

J'ai la gerbe des larmes

J'ai la gerbe des larmes
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Nan mais qu'est ce que je pouvais bien dire, postée devant ce cahier à la con? Un torrent de paroles trop belles qui auraient pû m'être destinées... Avant c'est moi qu'elle décortiquait comme ça. C'est à moi qu'elle apprenait les choses. C'est con de l'avoir vu comme une mère si longtemps. Il fallait bien qu'un jour je finisse par me prendre une claque dans la g*****. Je me souviens encore du jour où elle est sortie de son bidon... cette jalousie intense... tellement que j'avais du mal à la voir en peinture, avec ses "cacacaca" et ses formidables gazouillis. Ma rivale. Elle me volait ma place. Pire, elle avait tout ce que j'attendais depuis si longtemps et que je n'ai jamais reçu. Bien pour ça qu'à trois ans (ou deux? je sais même pas), elle sache surtout dire "elle est où Lolo?" au lieu de "elle est où tante Soune?" Elle l'a bien sentit qu'Aich l'avait pas beaucoup aimé. C'est con. J'appartiens à personne. Aich a été son brouillon, et maintenant elle a son oeuvre. Aich elle est juste quelqu'un à soigner. Le boulot est pas terminé mais bon... ses mères sont ailleurs maintenant n'est-ce pas?

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J'ai des souvenirs pleins la tête, ça me fait chialer.
Ces après-midi là-bas à faire du roller, à me sentir vivante parce qu'enfin on s'occupait vraiment de moi. On jouait aux indiens et un jour elle s'est mise à nous raconter son amour. Paumé dans quelques jours. Pendu?
Je me souviens qu'elle pleurait, que papa restait sérieux et que nous on rigolait dans le couloir parce qu'on comprenait sûrement pas. Flingue?
Je me souviens de ses amis. J'étais amoureuse de chacun d'eux. Je me souviens de la vie qu'elle menait, celle que j'essais de vivre un peu, en vain. Je sais toutes ses fringues que je porte.
Je me souviens de ces premiers cafés à l'écouter parler. Me raconter des histoires étranges qu'il paraît que j'aurai vécu. Il paraîtrait qu'on oubli... je crois qu'en fait tout est resté dans mon sang... ma tête est un peu paumée, seulement... Voilà pourquoi rien ne va, parfois.
Je me souviens de toutes ses paroles, dans la voiture souvent. Les torrents que j'ai dû retenir. Ceux qui ont osé couler. Les orages parfois.
Cet orage oui, le vrai, celui avec le vent qui soufflait fort au bord de la Seine, peut être? Comme elle me parlait si bien de Freud, comme je me sentais complice, comme elle était là, toute entière. Comme on courait sous la pluie comme des folles.
Je sais plus où ça s'est fini, où l'histoire a prit fin. Elle reprendra sûrement pas. Avec son nouveau bidon, ça risque de jamais reprendre. On est qu'un objet, un lien.... _____________ -
C'est fou, c'est ce soir que je sens que je perds tout, comme si ce cahier me disait "tu vois, tu vois, tu vois" il me hurle "regarde". Il me crache "envieuse". "envieuse", ce mot qu'elle m"expliquait dans ce café.
Je finis par hésiter à dire merci. Merci pour tout. Non merci pour l'arrêt. L'arrêt de tout. Départ du rien.

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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 01:59
Modifié le vendredi 28 novembre 2008 03:34